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TÉLÉVISION
Laurence Ferrari ou l'irrésistible ascension d'une blonde
Image © Keystone
La plus glamour des journalistes télé a les dents longues. Et cela a fini par payerA+ A- Imprimer RSS Envoyer Recommander Réagir Si vous avez manqué le début
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PPDA cède sa place à FerrariLaurence Ferrari a donc détrôné l'indétrônable Patrick Poivre d'Arvor et présentera le 20h de TF1 dès la rentrée. Portrait d'une «tueuse» aux allures de top model...
Bertrand Monnard - le 14 juin 2008, 19h39
Le Matin Dimanche
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Dans une interview, Laurence Ferrari affirmait vouloir enseigner deux valeurs à ses enfants, Baptiste (14 ans) et Laetitia (12 ans): la tolérance et le travail. «J'aimerais leur faire comprendre que dans la vie, tout se mérite. J'en suis l'exemple.» A 41 ans, Laurence Ferrari, belle blonde, respire la douceur: son joli sourire souligné d'un grain de beauté lui a récemment valu, en France, d'être désignée comme la plus glamour des journalistes télé. Les apparences peuvent être trompeuses. «Fonceuse, pugnace, acharnée», ainsi la décrit Rodolphe Belmer, le patron de Canal+, qui l'emploie depuis deux ans. Une «tueuse» sous des dehors de top model.
Un univers impitoyable
Dès la rentrée, c'est donc elle qui remplacera PPDA à la tête de la grand-messe du 20h sur TF1. L'annonce a fait l'effet d'un coup de tonnerre en début de semaine. Refusant tout commentaire, Laurence Ferrari présentera encore ce week-end et le suivant «Dimanche +» son émission de politique à midi sur Canal+. Puis, son retour à TF1 aura des allures de revanche et d'aboutissement. «Le 20h, c'est le rêve de sa vie», glisse un connaisseur.
Dans «Prête à tout» le film de Gus Van Sant, Nicole Kidman ne reculait devant rien, même le meurtre, pour se faire un nom à la télé. Même sans tomber dans de tels extrêmes, Laurence Ferrari fait penser au personnage, physiquement aussi. «Je suis et je mourrai journaliste», répète-t-elle comme un leitmotiv. Fille de Gratien Ferrari, ex-maire centriste d'Aix-les-Bains, en Savoie, Laurence Ferrari est partie de rien et n'en est pas peu fière. Ses débuts, elle les a faits comme journaliste à l'édition Rhône-Alpes du Figaro Magazine. Engagée à TF1, elle collabore avec les stars comme Jean-Pierre Pernaut dans «Combien ça coûte» ou Michel Drucker dans «Studio Gabriel».
La gloire, la vraie, elle y accède en coprésentant avec son mari Thomas Hugues, «Sept à Huit», le magazine politique du dimanche soir sur TF1. Elle assure aussi, dès 2002, les remplacements de Claire Chazal comme présentatrice du 20h le week-end: le Graal, ultime, s'approche. La rivalité opposant les deux blondes fait les délices de la presse people. Qui tuera l'autre?
Le scénario de «Prête à tout» n'est pas loin. La titulaire s'accroche et, à la surprise générale, c'est Laurence Ferrari qui s'en va, direction Canal+ en 2007. «Pour ses valeurs de liberté, d'insolence» justifiait-elle à l'époque.
Intervention de Nicolas Sarkozy?
Le président Sarkozy lui-même, si proche de la direction de TF1, a-t-il, comme le prétend la rumeur, facilité le retour triomphal de Laurence Ferrari? Recevant sur TF1, en 2005, celui qui refusait encore d'avouer sa candidature, la présentatrice avait conclu l'entretien d'un piquant «c'était donc Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle». Monsieur avait été séduit par le culot.
«Réactif, il est très agréable à interviewer», s'emballe encore aujourd'hui Laurence Ferrari au sujet du président. Selon le Daily Mail , une courte «love affair», dîners aux chandelles et escapade au Maroc, aurait lié en automne dernier les deux divorcés de fraîche date. Closer avait dû verser 12 000 euros à la journaliste pour avoir relayé l'affaire en France. Richard Berry, le séduisant acteur, serait sa dernière conquête. Mais elle refuse d'évoquer sa vie privée. Tout juste sait-on que le piano lui sert de bol d'oxygène. Mais quand elle en parle, c'est aussitôt pour faire des références à son métier. «Dans un entretien, il faut jouer tantôt staccato, tantôt pianissimo.» Incorrigible!
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